Mais on prend toutes les précautions pour protéger nos livreurs ! Avec la chaleur extrême de cet été, la vigilance est de rigueur, en limitant autant que possible les déplacements hors de chez soi. Faire (et recevoir) ses achats reste malgré tout possible grâce à la livraison à domicile !

Qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige ou qu’il fasse très chaud, les livreurs exercent leur métier quelle que soit la météo. En cette période de canicule historique, il existe heureusement des mesures de précautions à la portée de chacun de nous, tant pour préserver l’intégrité des produits livrés que pour atténuer la pénibilité des conditions de travail des livreurs.

  • Faire appel à des professionnels de la livraison plutôt qu’à des particuliers / auto-entrepreneurs

    Avant tout, il est préférable de se faire livrer à domicile par des professionnels travaillant dans le cadre d’une entreprise. Le Code du Travail oblige les entreprises à mettre en place des mesures de protection des salariés en cas de risque pour leur santé lors d’épisodes de chaleur intense. L’entreprise aménagera par exemple les horaires et les conditions de travail de ses livreurs compte-tenu des températures extrêmes : avancement des horaires de tournées dans la matinée, davantage de pauses, mise à disposition gratuite de bouteille d’eau, de serviettes rafraîchissantes, ou d’espaces de pause ombragée, etc.

    A contrario, la mise en place spontanée de telles dispositions n’est pas garantie pour des particuliers ou auto-entrepreneurs exerçant l’activité de livreurs en indépendant, dans le cadre de la livraison collaborative ou par l’intermédiaire de plateformes numériques de livraison dérégulées (comme UberEats ou Deliveroo).

    • La qualité des produits préservée par un transport et un conditionnement adaptés

      Les logisticiens et transporteurs du dernier kilomètre sont responsables du maintien de l’intégrité des produits lors des opérations.

      La sécurité sanitaire et alimentaire des produits livrés reste en effet un impératif pour tout type de livraison, à destination des particuliers ou de structures collectives. Elle l’est d’autant plus pour les filières de la santé ou de la restauration collective, notamment lorsqu’il s’agit de livraisons de courses à domicile ou pour des publics plus fragiles (hôpitaux, maisons de retraites, écoles). Dans ce domaine, la législation impose le respect des seuils de température par catégories de produits : +3°C (plats cuisinés), +4°C ou +8°C (périssables), -18°C (surgelés) pour éviter toute prolifération bactérienne.

      Ainsi, la responsabilité professionnelle des transporteurs se traduit par des équipements spécifiques. Ils disposent de matériel de conditionnement adapté pour préserver les produits les plus thermosensibles (cosmétiques, médicaments) ou nécessitant un strict respect de la chaîne du froid (alimentaire frais, surgelé). La plupart des entreprises de transport sont équipées en véhicules réfrigérés ou pouvant transporter les colis placés dans des caisses isothermes. Ces mêmes équipements peuvent être embarqués sur des utilitaires électriques ou même des vélo-cargos.

      La gestion de la sécurité alimentaire à toutes les étapes de la chaîne de transport se traduit par un respect des températures réglementaires et un enregistrement. C’est une préoccupation tout au long de l’année, mais les périodes de canicule de plus en plus fréquentes rendent ces obligations encore plus marquantes.

      A contrario, les plateformes de livraison qui n’évoluent pas dans un cadre réglementaire identique transfèrent ces responsabilités sur le seul livreur, qui dispose en général de moyens de fortune, comme de simples glacières souples.

      Pour les particuliers, il faut faire attention à ne pas oublier ni laisser trop longtemps les produits livrés dans les boîtes aux lettres avant de les retirer… la température peut en effet y monter à 60 degrés en moins de deux heures ! de quoi par exemple rendre impropres à l’usage des produits de beauté neufs (crèmes solaires, rouges à lèvres, etc.)[1]

      De ce point de vue, le destinataire peut également contribuer, par ses choix de livraison, à préserver autant les produits que les livreurs.

      • Que peut faire le destinataire ?

      Dans tous les cas, le destinataire doit s’attendre à accepter un allongement des délais de livraison dans le cas où les horaires de travail des livreurs ont (c’est souvent le cas) fait l’objet d’un aménagement par leurs entreprises. Afin de leur emboîter le pas, il peut aussi choisir un créneau de livraison à domicile tôt dans la matinée, aux heures les moins chaudes.  

      Quand le livreur se présente à domicile, des gestes d’attention bienvenus peuvent atténuer la pénibilité de sa mission. Le destinataire peut prendre l’initiative de descendre sans délai dans la rue pour récupérer les colis plutôt que de se les faire livrer à son étage (a fortiori si l’immeuble n’est pas équipé en ascenseur…).

      De même, s’il dispose d’un espace climatisé, le destinataire peut proposer au livreur d’y prendre une pause de quelques minutes, en n’oubliant pas de lui offrir des verres d’eau fraîche.

      Autant de mesures simples mais très appréciables, en solidarité avec les livreurs professionnels accomplissant leur travail dans ces conditions climatiques particulièrement éprouvantes.


      [1] Modes et Travaux, « Livraison de colis pendant la canicule : attention à cette température folle que votre boîte aux lettres peut atteindre », 19 juin 2026 (URL : https://www.modesettravaux.fr/trucs-et-astuces/fallait-le-savoir/livraison-de-colis-pendant-la-canicule-attention-a-cette-temperature-folle-que-votre-boite-aux-lettres-peut-atteindre-188559.html)